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La laiterie communale

Origine et développement des coopératives laitières :

Elles sont nées d’une nécessité d’assurer un débouché et de valoriser la production laitière locale. Pour faire le gruyère, il fallait le lait de plusieurs paysans qui ont dû s’entendre. Elles se sont surtout développées dans la 2ème moitié du 19ème siècle.
Ces laiteries apportaient souvent la prospérité dans le village et il y en eut pratiquement une dans chaque commune.
On y faisait du beurre, du gruyère et des fromages divers, on y vendait de la crème fraîche.

La "coopérative Laiterie-Fromagerie" de LUZE-CHAGEY voit le jour le 28 octobre
1928. Les agriculteurs s’engagent à fournir à cette future laiterie toute leur production de lait, à l’exception de celui nécessaire à la consommation familiale, et de celui qu’ils peuvent vendre aux habitants du village qui ne sont pas producteurs et qui viennent le chercher à la ferme.
La rue de la Cotelotte avant(La rue de la Cotelotte avant)

C’est en 1930 que le bâtiment de la laiterie de la Lizaine apparaît rue de la Cotelotte.
Il existe toujours, situé au N°1, Monsieur et Madame MONNIER en sont les propriètaires.

Monsieur WACLI d’origine suisse, fut le premier gérant de la laiterie-fromagerie
de LUZE. En 1933 il est remplacé par Georges FENIX qui vient d’APPENANS (25) où il était précédemment employé fromager. L’heure de la retraite ayant sonné, son fils
Jean lui succèdera jusqu’à la fermeture.
La fromagerie rue de la Cotelotte
(La fromagerie rue de la Cotelotte)

Outre LUZE, le lait est ramassé dans plusieurs communes : CHAGEY, ECHENANS, COUTHENANS, COISEVAUX, CHAMPEY. Pour des raisons de conservation le lait doit être travaillé rapidement, la collecte a lieu deux fois par jour. A souligner que les fromages étaient affinés plusieurs mois sur place.
A LUZE, les hommes et les femmes apportent directement leur lait à la laiterie, chaque dépôt est pesé et relevé sur un carnet qui est comptabilisé en fin de mois pour paiement aux producteurs. Ceux qui n’ont pas de lait viennent acheter de la crème, du beurre, du fromage. On discute des « affaires du village », on apprend les nouvelles du jour, bonnes ou mauvaises. La laiterie devient un lieu privilégié de rencontres, un foyer de solidarité villageoise.

C’est en 1968 que la laiterie de LUZE fermera ses portes, les contraintes sanitaires et la concurrence des « grandes usines à lait » n’étant plus économiquement soutenables.